vendredi 16 mars 2007

Statistiques françaises

Selon le gouvernement française, il y aurait en France 35 000 boulangeries artisanales. Les français mangent en moyenne 58 kg de pain par année, et 80% des pains achetés sont des baguettes.

jeudi 15 mars 2007

Quenelles

Recette de quenelles en résidences françaises

Ingrédients
6 quenelles
15 cl de sauce (au choix)
15 cl de vin rouge
1 couteau

Matériel
1 poêle
1 casserole
1 coupe (pour le vin)

Personnel supplémentaire
1 Marine

Préparation
- Couper les quenelles en rondelles
- Mettre la sauce dans la casserole et la casserole sur le feu
- Placer les rondelles de quennelle sur le poêle et le poêle sur le feu
- Laisser Marine mettre du paprika dans la sauce
- Quand les tranches de quennelles sont dorées sur le côté qui chauffe, faire flipper les rondelles de quennelle dans la poêle d'une main en buvant le vin rouge de l'autre main*
- Essuyer le vin rouge tombé sur le sol**
- Arrêter la cuisson quand les quenelles sont dorées des deux côtés
- Mettre les quenelles dans l'assiette
- Verser la sauce sur les quenelles dans l'assiette
- Servir les quenelles (spécialité lyonnaise) avec du saucisson (autre spécialité lyonnaise), du vin (de Bordeau), de la choucroute (de Strasbourg) et un pain baguette (du coin de la rue)

* Manipulation optionelle. Sert à avoir l'air d'un vrai cook.
** Manipulation honteuse.

Cuisine lyonnaise

Ce soir-là, Nicolas voulait manger à la française. Chez un traiteur lyonnais près de la Place Bellecour, il s'acheta des quenelles, du saucisson à cuire et de la choucroute.

mardi 13 mars 2007

Nicolas vs Ratard

Nicolas voulait passer au tableau de Ratard et survivre. L'humour contre ses maths et la logique contre son humour, telle était sa stratégie. Nicolas voulait lui tenir tête et et s'en sortir avec toute son honneur.

Il arriva cinq minutes en retard au cours.
- Alors Monsieur Boily, vous êtes en retard.
- Oui...
- Raconte-moi... le bus, le tram en retard?
- C'est un blague! Vous voulez vraiment que je me justifie?
- Euh... oui!
- Les extra-terrestres, Monsieur...
- ... Au tableau.

Dans le coin gauche... Venant du Québec, mesurant six pieds deux et pesant 170 livres, reconnu pour sa logique orientée objet innée... Nicolaaaaas Boily!

Dans le coin droit... Venant de la France, meusrant 140 centimètres et pesant 105 kilos, reconnu pour ses tactiques de peur. Monsieur Raaaaaataaard!

Monsieur Ratard ouvre l'offensive. Il veut effrayer Nicolas.
- Alors Monsieur Boily, vous avez fait l'exercice trois?

L'exercice trois est horriblement long. Nicolas ne l'a pas fait. Mais peu importe, il décide à ce moment de ne pas jouer sur le terrain de Ratard, un terrain français, et de jouer sur le sien, un terrain québécois. C'est à dire d'user du tutoiement et une subtilité minimale.

- Non, mais je peux te le faire drette-là.
- Allez y...

Nicolas commence à étaler sa matrice au tableau. Il se concentre, ne veut laisser passer aucune erreur. Sous la pression, le stress l'envahit rapidement. Il commet une erreur. Ratard s'avance avec son efface.

- Monsieur Boily, foutez pas en l'air mon exo!
- C'est toi qui va le foutre en l'air avec ton efface. Tu voulais effacer quoi?
- Au point où vous en êtes, j'aurais tout effacé.
- Pour tout réinscrire ensuite? Je ne vois qu'une seule erreur, elle est en deux quatre.
- Hmmm... Vrai. Continuez.

Nicolas ralentit un peu son rythme. Il veut se calmer se ne plus commettre d'erreur. D'ailleurs, il n'en commet plus. Mais il n'est plus très rapide. Incapable de le critiquer, Ratard s'ennuie et réagit.

- Ah, c'est d'un ennui total, on dirait un visionnement au ralenti. Je vais aller me chercher un café, faîtes-vous aider par vos camarades pendant que je suis parti, vous en avez besoin.

Et Ratard quitte la classe. Nicolas accélère le rythme, conscient qu'il peut faire des fautes et les corriger lui-même. Une multiplication vectorielle plus tard, Nicolas comprend quelque chose dans l'exercice : il comprend sa fonction pédagogique, à quelle notion elle mène. Dès lors, il entreprend de croiser la matrice avec la matrice prime pour modéliser un automate complexe. La classe ne comprend plus rien à ce qu'il fait, les plus habitués prévoient le massacre au retour de Ratard.

Nicolas termine. Ratard entre.

- Monsieur Boily, qu'est-ce c'est que ce bordel au tableau.
- C'est un automate construit par le croisement de deux autres.
- Bon...

Et en effaçant le tableau, Monsieur Ratard adressa un sourire à Nicolas. Une sourire qui voulait dire "bonne partie". Et Nicolas quitta le tableau.

dimanche 11 mars 2007

Statistiques françaises

Anena a effectué une étude de 1989 à 2002 sur les accidents mortels de ski en France. Durant ces treize années, 401 personnes sont mortes, ce qui fait une moyenne de 30,85 personnes par année.

samedi 10 mars 2007

La Forteresse noire

Nicolas voulait skier dans les Alpes. Il voulait tellement le faire qu'il s'était levé à cinq heures de matin pour partir. A neuf heures, il arriva à la station d'Alpe d'Huez.

Nicolas voulait vivre. Il voulait tripper, avoir des sensations fortes, sentir son instinct commander son corp. Quand il arriva à la station, il leva ses yeux vers le sommet. C'était haut. Il distinguait faiblement une pointe, cachée par d'épais nuages blancs comme la neige.

Nicolas voulait aller le plus haut possbile. Le sommet, nommé le pic d'argent, était redouté de tous les skieurs, sauf les meilleurs. D'ailleurs, la station mettait bien les gens en garde les skieurs contre le pic d'argent. "Attention, piste de haute montagne, skieurs expérimentés seulement".

Nicolas n'était pas un bon skieur. Il n'était pas non plus prêt; il n'avait pas skié de la saison. Mais ce sommet, il le voyait comme son défi.

Trente minutes de montées. 3 300 mètres d'altitude.

Nicolas était au dessus des nuages. Il était entouré de montagnes de roc et de pics. De là, il ne discernait même plus le village en bas de la montagne. Il se sentait seul au milieu des Alpes, avec simplement quelques autres skieurs.

La piste que Nicolas devait affronter, et il n'y avait aucune alternative possible, s'appellait La Forteresse noire. "Cool..."

La Forteresse noire était à pic et étroite, entre un mur de roc et une falaise de neige. Nicolas n'y skia que quelques secondes avant de sentir la peur l'envahir, le stress et l'adrénaline le dominer. Nicolas avait voulu se mettre en haut, maintenant il y était et la seule chose qu'il voulait, c'était arriver saint et sauf en bas. La neige était glissante, la piste trop étroite pour son parrallèle. Nicolas skiait pour survivre.

Il tomba souvant. Quand il tombait, sa seule préocuppation était de rester sur la piste. Ses jambes tremblaient, à cause de l'effort et de la peur. Nicolas avait voulu affronter cette montagne, et il se sentait perdre le combat. Au milieu des immenses pics de roc de millieurs d'années, Nicolas, jeune être vivant et ephémère, se mesurait à l'une des pistes le plus connues de France.

Nicolas cherchait son rythme. Gauche, droite, à pic, passerelle de neige, droite, gauche mais pas trop... Ca dessendait vite. Vieille et habitué, la montange lui imposait son rythme, et elle le jugeait à sa capacité à s'y adapter.

Une heure et demie plus tard, Nicolas arriva à la station. Il était en sueur, ses jambes tramblait encore, son coeur battait à toute allure. Il n'avait pas l'air d'aller bien, mais il affichait un grand sourrire.

Parce qu'il voulait vivre, Nicolas était monté en haut du pic d'argent. Parce qu'il voulait survivre, il avait tout fait pour descendre correctement La Forteresse noire. Le savoir ou son absence ne lui disait plus rien, son instinct et ses endorphines le comblaient.

jeudi 8 mars 2007

Deuxième entretien

C'est avec une réelle volonté de réussite que Nicolas se prénsenta pour un deuxième entretien, toujours à la recherce d'un stage.

- Bonjour Monsieur Boily.
- Bonjour!

Nicolas se fit amener dans un petit bureau désordonné. Il y avait un vieux divan dans le fond de la pièce, et les murs étaient tapissés de posters de films. Le directeur de la petite boite de publicité s'assit de son coté du bureau, et Nicolas s'assit en face de lui.

- Bon. Nous avons un SI pour l'industriel qui ne comble pas nos beoins. Il nous faudrait l'adapter. Vous devez avoir une bonne connaissance du monde de la publicité?
- Pas du tout.
- D'accord. Mmm... Je vois sur votre cv que vous avez travailler pour une entreprise de dévellopement web plus tôt... Avez-vous participez au processus de vente?
- Non, je travaillais à la conception.
- Je vois. Et vous êtes donc habitués à l'infographie?
- Pour être franc, Monsieur, non. J'ai une formation en administration, mais je ne sais pas comment fonctionnent les processus publicitaires en France. Toutefois, je suis vraiment intéressé par la pub et j'ai la volonté de réussir votre projet. Si vous cherchez quelqu'un qui veut apprendre et apporter des solutions novatrices à vos problèmes, je suis votre homme.

Cinq minutes plus tard, la convention de stage était signée.